Du Coeur au ventre

(petite histoire de Noël pour le temps des fêtes ❤)

La neige laissait virevolter au gré du vent de gros flocons blanc ivoire. Ils dansaient et dansaient; autour d’eux un petit garçon aux cheveux de feu sautillait de pas en pas que les passant avaient laissé imprégner au sol sur leur chemin. Au bout d’une dizaine de minutes, l’enfant commença à créer des boules de neiges de différentes tailles. Puis, il décida de les lancer le plus loin possible. Ils les lançaient encore et encore se croyant dans une bataille de boule de neige. Son imagination fut rompue lorsque quelqu’un se retourna arborant un air plus que surpris sur son visage. C’est à ce moment qu’il se rendu compte qu’il avait heurté quelqu’un dans le dos. Le nez d’Antoine était rouge écarlate tout comme ses joues.

-Je suis désolé…

Un long silence s’installa entre les enfants. Il s’apprêtait à reprendre son chemin lorsqu’il figea sur place.

-C’est correct… tu lances fort en tout cas. -dit-il en se frottant le derrière de la tête. -Je m’appelle Benjamin.

-Et moi Antoine! Tu es nouveau dans le coin, car je ne t’ai jamais vu avant… -Antoine baissa la tête presque timide d’avoir dit ça.

Je viens tout juste d’emménager. Mon père… – le blondinet arrêta de parler lorsque son père lui disait qu’il était temps de rentrer. À son tour, Antoine salua son nouvel ami et retourna chez lui à un coin de rue.

Le jeune garçon retournait chez lui perplexe parce que ce fut la première fois que quelqu’un de son âge lui adressait la parole sans être méchant envers lui. Cela faisait quelque mois qu’il avait emménagé dans le quartier et Antoine n’avait encore aucun ami. Il ne comprenait pas ce qu’il avait fait de mal, les enfants se moquait de ses vêtements ainsi de ses cheveux.

Il neigea de plus en plus fort, en entrant chez lui il enleva son manteau et ses bottes qu’il plaça proprement dans l’entrée. La maison était encore vide et silencieuse. Depuis que sa mère les avait quittés son père et lui, la solitude le pesait. Son père passait son temps à la taverne du coin à noyer sa peine. Antoine se prépara des céréales en guise de souper avant de faire ses devoirs puis alla se coucher. L’enfant prenait le temps de barrer sa porte de chambre au cas où son père devienne violent sans raison aucune envers lui. Les fêtes approchaient et le rouquin les appréhendait avec déception. Les fêtes de famille ne faisaient plus partie de sa vie depuis longtemps. Deux ans passés, il avait écrit au père noël dans le but d’avoir un ami, mais comme son paternel avait déchiré sa lettre en étant déguisé comme lui; il n’y croyait plus.

Le lendemain matin, lorsqu’il embarqua dans l’autobus, Il fut nerveux de revoir Benjamin, mais puisqu’il était assis tout seul, il décida d’aller s’asseoir à ses côtés. Il se fraya un chemin jusqu’au banc et pris place. Son cœur battait vite, trop vite même. Il ne comprenait pas pourquoi il était si nerveux.

Allô! – dit-il de façon un peu trop enjouée. Puis baissa la tête tout nerveux.

-Salut. – répondit Benjamin un petit sourire en coin.
Antoine parlait de ses jeux vidéo préférés durant tout le trajet ne laissant presque pas le blondinet placer un mot. Mais au moins, cela ne semblait pas le déranger.

À chaque jour, durant un mois, ils se retrouvèrent à la récréation afin de jouer une partie de hockey ou faire des châteaux de neige ensemble. Ils étaient adversaires et Antoine taquinait souvent son nouvel ami, car il avait quelques difficultés à faire les passes. Durant les classes, il aimait la dernière période, car il pouvait fabriquer de jolies décorations pour leur sapin.
***
-Benjamin! -il appelait tout joyeusement son ami, lorsqu’il se tourna vers lui on aurait dit que toute joie s’était évaporée. Antoine alla à sa rencontre : -qu’est-ce qui se passe? Son ami baissa la tête tout triste.
-Maxime et ses amis se sont moqués de toi. Ils disent qu’il est fou et que ta maman l’est aussi. -le blondinet baissa la tête- J’ai voulu te défendre, alors je leur ai dit que ce n’était que des mensonges.. -il commença à pleurer. Antoine sentait son cœur battre très rapidement. C’est la première fois que quelqu’un prenait sa défense et ce même si les accusations étaient fondées.

Il essuya les larmes qui coulaient sur les joues de son ami avant de le serrer fort contre lui. -Merci… -Les garçons de sa classe se mirent à les siffler et les traiter de tapettes, mais Antoine était habitué à se type de moquerie, il ne les regardaient même plus. À l’inverse, le petit Benjamin voulu courir pour aller leur parler, mais le rouquin l’en empêcha.

Laisse faire… ils n’en valent pas la peine…

À la fin des classes, Antoine invita Benjamin au parc tout près de chez lui. Les garçons pris place sur les balançoires. Un long silence fut partagé.

-Benjamin… tu sais, ce qu’ils ont dit à mon sujet… -il prit une grande inspiration- c’est vrai… ma mère nous a quittés il y a environ deux ans et mon père ne s’en ai pas remis… il ne le fait pas exprès, mais des fois il me fait des bleu sur le corps. C’est pour ça qu’ils disent qu’il est fou… -Antoine regarda finalement son ami qui ne savait pas quoi lui répondre. Ça devait être bien normal après ce qu’il venait de lui raconter-

Ils n’ont pas le droit de te dire des choses aussi méchantes !! Le rouquin caressa les cheveux de son ami comme pour lui apporter du réconfort.

-Ne t’en fais pas… ce qui compte c’est que l’on soit là l’un pour l’autre. Sur le chemin du retour, Benjamin qui avait quitté son ami marchait jusqu’à sa maison où il rencontra le père d’Antoine.

-Hey… petit… -l’homme était chancelant et sentait l’alcool a plein nez. Le garçon avait un peu peur, mais continuait son chemin.- où est mon fils! Je l’ai vu avec toi… dis lui que je l’attends! Et que je ne vous voit plus ensemble!!

Benjamin ne comprenait pas ce qui était entrain de se passer. L’homme l’agrippa très fort par le bras. Puis son père sortie de la maison en courant le menaçant d’arrêter. Les jours suivants à l’école le blondinet essayait d’éviter le plus possible Antoine ayant peur que son père lui fasse du mal si jamais il apprenait qu’il passait du temps avec lui.

***

Deux autres semaines passèrent et il sentait que Benjamin n’était plus vraiment lui-même. Il l’évitait à l’école, détournait les yeux lorsqu’Antoine lui parlait et même il avait de la difficulté à se concentrer en classe. Il essayait de lui parler, mais il partait toujours trop rapidement.

Le petit rouquin arriva à l’école tout nerveux. Il voulait inviter Benjamin à passer la journée avec lui afin de savoir ce qui n’allait pas, mais cela faisait environ une semaine qu’il ne se présentait pas à l’école. Peut-être était-il malade? Alors, le soir venu, il se rendit à sa maison afin de prendre de ses nouvelles. Celle-ci était très jolie, munie d’un petit balcon tout le tour, des guirlandes de noël étaient accrochées aux poutres, de jolies lumières aux couleurs festives se propageaient à travers les fenêtres on aurait dit la demeure du père noël même s’il sait qu’il n’existe pas.

Antoine pris une grande inspiration avant de monter les marches puis alla sonner à la porte. Il essuya ses mains moites sur le rebord de ses pantalons.

-Bonsoir, est-ce que Benjamin est à la maison?

Un homme chauve, mais à l’allure sympathique lui souriait. – Oui, entre je crois que ça ne peut que lui faire du bien de voir un ami… -Que voulait-il dire par là. Il entra timidement puis enleva son manteau et ses bottes. Il avait l’étrange impression de déranger comme s’il n’était pas à sa place. Une bonne odeur de biscuit se répandait dans la maison. Il se laissa guider jusqu’à la cuisine ou une jolie dame aux cheveux de blé lui sourit.

-Bonsoir mon grand! J’ai cuisiné les biscuits préférés de Benjamin. Tu aimerais les lui apporter?

Le jeune garçon hocha timidement de la tête avant de prendre le plateau que la dame lui tendait. -C’est au deuxième étage, première porte à gauche. – Il monta prudemment les escaliers tout en ayant un nœud dans l’estomac. Il était nerveux de revoir son ami après une semaine d’absence. Peut-être était-il fâché contre lui? Il cogna tout doucement à la porte de la chambre de Benjamin.

Ta maman m’a dit de t’apporter des biscuits… – il entra sans avoir de réponse, Benjamin se tenait près de la fenêtre à regarder les étoiles. Il retourna la tête pour apercevoir son ami, sans dire un mot courra jusque dans le creux de ses bras. Il pleurait silencieusement, le rouquin figea sur place ne comprenant pas ce qui était entré de se passer. Il commença à doucement lui caresser les cheveux.

-Je m’excuse… – dit-il en reniflant contre le chandail du garçon de onze ans.

Qu’est-ce qui se passe? – Il repoussa gentiment son ami afin de mieux voir son visage. Tu m’évites?

Le blondinet détourna son visage tout timide. -Oui… – le cœur d’Antoine subit un pincement à ce mot.

Pourquoi? -Il espérait qu’il n’avait pas fais quelque chose de mal. C’était maintenant lui qui détournait le regard.

-Je t’aime Antoine… -à ce mot, son cœur se mit à battre la chamade. L’enfant ne comprenait pas encore l’étendu de ce mot. Il était terrifié, mais il trouva tout de même le courage de lui répondre. -Je t’aime aussi… ne t’inquiète pas…

Les deux amis restèrent comme ça pour un bon moment. – Je voulais attendre jusqu’à noël, mais tient. – il sortie de sa poche une boule décorative avec un dessin d’eux ensemble se tenant la main. Benjamin souriait avant de briser l’étreinte afin d’aller chercher dans son tiroir un bracelet d’amitié pour Antoine.

-Ça restera notre secret… -dit Benjamin en ayant les joues bien rouge.

Puis innocemment, ils échangèrent un bisou pincé avant de commencer à manger les biscuits assis au sol. Au fond de lui, il savait que les choses allaient être bien différentes.

 

 

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Dead leaf

Please help me,

Help me see the good in myself again.

Don’t do everything that’s need to be done, just hold my hand, that’s how I’ll stand.

I am not a rock just a death leaf. When you’ll open the book on the shelf you’ll see that’s where I’ll be. Holding the yellow pages of a good book that’s been forgetting.

-M

« Très cher corps »

Mon très cher corps, il m’arrive trop souvent d’être dure envers toi.

Je te dénigre en me regardant dans un miroir, je te voudrais plus mince, moins petit, mieux défini.

Mais, je sais très bien que cela t’ai impossible. Tu me donnes tout ce que tu peux. Par contre, j’ai l’impression que ce n’est jamais assez bon.

Je désire que quelqu’un me regarde avec une telle passion que j’en oublierais tout les mauvais mots que je t’ai octroyé. Avant même de pouvoir penser à cela je dois être capable de m’aimer moi-même…

En attendant ce moment; repose toi et attend moi patiemment…

-M-